Passer la navigation
Super Nourriture

Varech vésiculeux (fucus ou kelp)

Actualisé le

Varech vésiculeux (fucus ou kelp)

Description

Le varech vésiculeux ou fucus vésiculeux est une algue de la côté Atlantique et la Manche. On l’appelle aussi chêne marin, bladderwrack ou kelp mais la dénomination de kelp comprend aussi des algues d’autres espèces comme l’Ascophyllum nodosum ou des sous-espèce de laminaire. L’algue de couleur parfois brune, parfois verte, s’accroche aux rochers des bords de mer. Elle préfère l’eau froid et lorsque l’algue est détachée du rocher par la marée, elle est rejetée vers le sable sous forme de goémon.
Le nom latin du varech est fucus vesiculosus.
On utilise cette algue médicinale en décoction ou en cataplasme. On utilise la partie entière de l’algue appelée thalle.
Consultez également le complément de varech dans notre catalogue.

 Propriétés médicinales du varech vésiculeux

  • Soin de la peau : le varech est traditionnellement appliqué en cataplasme sur la peau pour son effet adoucissant et émollient, et employé en cosmétique pour la peau d’orange. En cas de psoriasis, une maladie inflammatoire de la peau, parlez-en à un dermatologue : le varech ne remplace pas un traitement. Les alginates qu’il contient entrent aussi dans la composition de certains pansements pour petites coupures.
  • Contrôle de l’obésité : le varech s’utilise dans les cures d’amaigrissement car l’iode contenu dans l’algue permet d’accélérer le métabolisme. L’iode, grâce à sa forte teneur, agit comme un brûle-graisses. En cas de d’hypothyroïdie, le corps fonctionne au ralenti d’où une prise de poids ; c’est pourquoi le varech est préconisé car il régule la thyroïde et permet aux fonctions du corps de mieux se réguler. La cure d’amaigrissement doit être à court terme, jamais sur du long terme à cause de l’apport en iode. Le varech agit comme un coupe-faim en amplifiant l’effet de satiété : grâce à la structure mucilagineuse des thalles du fucus, la sensation d’être plein arrive très rapidement.
  • Système gastro-intestinal : le varech est indiqué en cas d’ulcère gastrique et de gastrite. Le varech agit comme un antiulcéreux grâce à la présence d’acide alginique et d’alginates. Ces deux composants issus d’algue se transforme en solution mousseuse au contact du suc gastrique acide ; cette solution mousseuse forme ainsi une barrière empêchant les acides ou la bile de remonter dans l’œsophage. Pour être efficace, le varech doit donc être pris avant le repas. Le varech facilite aussi la digestion et le transit intestinal en général.
  • Système immunitaire : les polysaccharides contenus dans le varech sont des immunostimulants. Ils boostent les défenses immunitaires. On utilise aussi le varech en cas d’inflammation des ganglions.
  • Fatigue : le varech est indiqué en cas de fatigue générale, d’asthénie ou de sénescence (processus physiologique entraînant une lente dégradation des fonctions de l’organisme). On le consomme aussi pendant la convalescence.
  • Articulations : le varech est traditionnellement utilisé en usage externe sur la peau pour détendre les muscles et les zones douloureuses, par exemple lors de gênes articulaires.
  • Thyroïde : le varech est indiqué en cas d’hypothyroïdie ou de goître mou car il stimule la glande thyroïde. La thyroïde régule un nombre important de fonctions dans le corps ; or une faible thyroïde tend à ralentir les fonctions de l’organisme.
  • Carences nutritionnelles : le varech est indiqué en cas de carence d’iode, de minéraux, de vitamines et d’oligo-éléments. L’iode aide le corps à se reminéraliser.

Principes actifs du varech vésiculeux

Le varech vésiculeux contient entre autres

  • Polyphénols : composés étudiés en laboratoire pour des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
    • Fucols ;
    • Fucophlorétols
    • Phlorotanins
  • Polysaccharides et mucilages
    • 12 % d’acide alginique ;
    • Fucoïdine
    • Laminarine : activité immuno-stimulante.
    • Fucanes
    • Fucose
    • Acides uroniques
    • Sucres neutres : galactose, xylose.
    • Sulfate
    • Fucoïdanes
  • Minéraux
    • 0,05 à 0,1 % d’iode : sous forme de sels inorganiques et d’acides iodoaminés ;
    • Brome
    • Sodium
    • Magnésium
    • Calcium
    • Fer
    • Potassium
    • Phosphore
    • Soufre
  • 10 % de protéines
    • Acides aminés ;
    • Tryptophane
    • Phénylalanine
    • Leucine
  • Vitamines
    • Vitamine A (rétinol)
    • Vitamine B1
    • Vitamine B2
    • Vitamine B3 (vitamine PP)
    • Vitamine B6
    • Vitamine B12
    • Vitamine C
    • Vitamine D3
    • Vitamine E
    • Vitamine K
  • Phytohormones (gibbérelines) : stimulent la croissance des plantes.
  • Caroténoïdes : pigments étudiés en laboratoire pour leurs propriétés antioxydantes.
    • Fucoxanthine : pigments rouges à l’origine de la couleur brune du varech.

Conseils d’utilisation : Varech vésiculeux

Préparation du varech

  • Décoction de varech : 1 cuillère à soupe de varech dans un grand bol d’eau avant chaque repas.
  • Cataplasme de varech : 1 poignée de varech à faire bouillir dans de l’eau, appliquer aussi chaud que possible sur la peau (en veillant toutefois à ne pas se brûler avec de l’eau bouillante).
  • Varech en poudre : 100 à 250 mg par jour.
  • Varech sous forme de goutte : attention pour ceux qui cherchent à obtenir de l’iode, il faut savoir que l’iode ne passe pas dans les extraits car il est volatile. Prenez donc plutôt la poudre ou l’algue.

Précaution

  • Le varech vésiculeux est riche en iode. Les apports journaliers recommandés en iode sont de 150 µg. Or 100 à 250 mg de varech en poudre fournit la dose recommandée des 150 µg d’iode ; c’est pourquoi il est déconseillé de consommer plus de 250 mg de poudre de varech par jour. Les longues cures (plus de 3 mois) sont déconseillées. A savoir qu’une dose de 150 µg d’iode (dose journalière recommandée) suffit à déclencher une hyperthyroïdie.
  • Pour savoir combien d’iode fournit le varech, le calcul est simple : 1 mg de varech fournit 1 µg d’iode (un rapport de mille), c’est à dire 1 mg de varech contient 1‰ d’iode.
  • Le varech est déconseillé en cas de grossesse, d’allaitement, d’hyperthyroïdie, d’allergie à l’iode (hypersensibilité à l’iode), de tachycardie, d’angine de poitrine (angor, douleur thoracique dans la poitrine) et d’hypertension artérielle.
▲